je suis heureux.
un point, c'est tout.
c'est fou comme il est impossible de transmettre ce sentiment de bien-être. je suis persuadé que je pourrai tenter d'utiliser tous les mots du monde et toutes les langues du monde et que je n'y arriverais pas encore. c'est une envie de partager à sens unique. quand ça vous prend, ça ne vous lâche pas. en tout cas, pas avant un certain temps. mais ça reste là. et ça vous bouffe l'estomac comme c'est plus possible. ça donne faim d'un rayon de soleil et d'une corneille qui baîlle. ça donne envie de courir à poil et de prouver aux autres que c'est marrant, de courir à poil.
sauf que là, maintenant, je suis au bureau et qu'il m'est totalement impossible de courir à poil. j'ai deux collègues qui pourraient mal le prendre. enfin, c'est surtout qu'elles ne comprendraient pas, peut-être, mon envie de courir à poil. mon envie d'être amoureux. mon état amoureux. mon envie d'elle et de personne d'autre. mon envie de voir dans ses yeux et de voir que c'est elle qui voit dans les miens.
c'est pas possible comme je suis heureux.