un ami vient de m'appeler
je crois que personne ne peut un jour soupçonner l'importance d'un ami.
tout au plus pourra-t-on développer un sentiment de jalousie à l'égard de ces personnes qui ont un ami. mais telle est bien l'atitude qu'on adoptera tous lors du dévoil.
cet ami, c'est un grand frère. cette personne avec laquelle on peut discuter et dont les conversations ne nous laissent jamais vraiment le même. ces conversations dont on ne ressort jamais la même personne.
je n'ai pas souvenir que quelqu'un m'ait autant fait réfléchir.
peut-être une ou deux occasions, en certaines circonstances. mais il ne m'est jamais arrivé, hormis en sa présence, qu'une seule et même personne me fasse réfléchir autant, à chaque rencontre qui nous unit.
j'ai toujours un peu de mal à croire que cette relation existe. à croire que deux personnes puissent se faire confiance, se parler, réfléchir ensemble en toute honnêteté. car la sincérité reste, selon moi, lettre morte en ces temps insatiables.
il a lu un poème. Giorno, si j'ai bien compris le nom.
et il l'a lu et je l'ai lu dans sa bouche, à mesure qu'il mâchait les mots, et je vivais le texte à travers sa vie même, au moment ultime où il prononçait ces sons.
répétitions.
rewind...
on redémarre