il nous reste 53 minutes à vivre, mais nous n’avons plus vraiment rien à vivre.
et en a-t-on même réellement envie ? rien n’est moins sûr.
que fait-on alors ?
lire, oui. peut-être.
se passer de l’eau fraîche sur le visage. et se passer de visages, surtout.
un bain de pieds, certes. ou tout autre acte futile qu’on n’accepterait pas d’un autre. tout ce qu’ils ne feraient jamais pour nous, mais doivent nous laisser faire.
peut-être aussi une d’entre nous criera. un long cri comme on en entendait aux temps du temps. un cri court, aigu, asservi à la douleur de partir.
ou un cri simple, comme on en fait souvent finalement. de ceux qui ne distraient plus que les oiseaux.
qui aurait pu nous dire que nous serions morts d’écrit ?
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