je viens de regarder "ultranova" de bouli lanners. rien à dire. déjà, j'aime bien le personnage. mais quand il réussit à retranscrire son étrangeté et son côté attachant dans un long métrage, je trouve finalement cela troublant. et, d'un certain point de vue, émouvant. peut-être est-ce la fatigue qui me rend sensible, je n'en sais rien. en tout cas, j'ai eu un peu l'impression d'assister pendant quelques minutes à un sentiment agréable que je ne pourrais pas nommer. quand bien j'en aurais envie, de le nommer.
le film se termine su un morceau de zop hop op. et je n'ai pu m'empêcher, maintenant, de me repasser "western", son deuxième album. aux arômes tout aussi étranges et attanchants que le film de lanners. les deux gaillards se connaissent, je pense. et c'est tout un microcosme dans lequel j'aime me plonger, par moments. comme ce soir. c'est très agréable. cotonneux. doux. et pourtant, on a toujours l'impression que tout peut basculer. on ne sait pas quand, on ne sait pas comment. on ne sait même pas si ça va arriver. mais c'est là. alors, en quelque sorte, on n'y prête plus trop d'attention. on profite simplement de tout ce qui ressort. des émotions. celles-la mêmes que jean-claude veut "maîtriser", dans le film.
je n'ai pas vraiment envie de maîtriser mes émotions.