j'avoue, j'ai encore un peu de mal à y croire. namur la morte m'a enfin ouvert une porte hier soir.
j'ai terminé la soirée dans un café de la ville avec des comédiens bruxellois qui répandaient depuis quelques jours leurs salves salvatrices à la maison de la poésie. sans grand retentissement, malheureusement. leur succès fut à l'image du public namurois. triste et calme. voire même, quasi inexistant. seule reconnaissance, quelques passionnés qui ont osé traîner leur savates dans les environs. et ne l'ont pas regretté.
mais quelle bonne soirée ! j'ai un peu l'impression d'avoir rêvé, en fait. me retrouver là, dans cette ville dont la morosité m'agace chaque jour un peu plus, avec des inconnus et m'amuser ! rire à gorge déployée, ne penser à rien, boire une bière, causer de tout et de rien... ça fait du bien.
et cette demoiselle perturbante, subtil mélange d'un ami au charme étonnant et d'une fille qui marqua ce tournant décisif dans ma vie, il y a 4-5 ans. très étrange. certes, aucune attirance, mais réellement un sentiment fugace d'émerveillement, de retour, de redécouverte.
rares soirées inattendues...